ISSN: 0964-0282 (print) • ISSN: 1469-8676 (online) • 4 issues per year
The relationship of humans with the nonhuman world has become a central topic in anthropology in recent years. This has also led to a renewed interest in Indigenous communities, as those most vulnerable to environmental change, while also offering alternative modes of relating to the environment. But very little attention has been paid to children in such debates. Children will suffer the long-term consequences of changes. In turn, modes of relating to the environment and its human and nonhuman inhabitants are socialised during childhood. This special issue explores child socialisation in the face of environmental changes. Through ethnographic case studies from Guyana to southern Chile, our contributors discuss modes of learning across environments, the impact of moving to novel spaces, how children learn to navigate them, and the relationships they build. Our introduction gives a conceptual overview of our approach to child socialisation, the environment and change and transformation.
Le rapport des êtres humains avec le reste du monde est devenu un sujet central en anthropologie au cours des dernières années. En parallèle, il existe un regain d'intérêt pour les communautés autochtones. Celles-ci sont les plus vulnérables face au changement de l'environnement et, en même temps, elles nous montrent des façons alternatives pour établir un rapport avec le monde naturel. Mais les enfants sont rarement évoqués dans ces débats. Les enfants vont subir les conséquences de changements à long terme. De plus, les façons de se rapporter à l'environnement et aux habitants (êtres humains et autres espèces) sont appris pendant la socialisation enfantine. Ce dossier étudie la socialisation enfantine face au changement de l'environnement. À travers des études de cas, de Guyane au Chili du Sud, nos auteurs examinent les façons d'apprentissage, l'impact de déménagement aux espaces nouveaux, comment les enfants apprennent à naviguer ces espaces, et les relations établies par les enfants. Notre introduction offre une vue d'ensemble de notre approche à la socialisation enfantine, l'environnement, le changement et la transformation.
A relação entre humanos e o mundo não-humano se tornou um tema central na antropologia nos últimos anos. Isso também gerou um interesse renovado nas comunidades indígenas, como as mais vulneráveis às mudanças do meio ambiente, ao mesmo tempo em que podem oferecer maneiras alternativas de se relacionar com ele. Entretanto, muito pouca atenção tem sido dada às crianças nesses debates. As crianças sofrerão as consequências de longo prazo dessas mudanças. Por sua vez, as formas de se relacionar com o meio ambiente e seus habitantes, humanos e não-humanos, são socializadas durante a infância. Esta edição especial explora a socialização das crianças diante das mudanças ambientais. Por meio de estudos de caso etnográficos da Guiana ao sul do Chile, nossos colaboradores discutem formas de aprendizagem em diferentes ambientes, o impacto de se mudar para novos espaços, como as crianças aprendem a navegar por eles e as relações que constroem com outros seres. Nossa introdução fornece uma visão geral conceitual de nossa abordagem à socialização infantil, ambiente, mudança e transformação.
La relación de los humanos con el mundo no-humano se ha convertido en un tema central en la antropología en los últimos años. Esto también ha generado un renovado interés en las comunidades indígenas, como las más vulnerables a los cambios del medio ambiente, a la vez que ofrecen modos alternativos de relacionarse con él. Sin embargo, se ha prestado muy poca atención a los niños en estos debates. Los niños sufrirán las consecuencias a largo plazo de los cambios. A su vez, los modos de relacionarse con el medio ambiente y sus habitantes, humanos y no-humanos, se socializan durante la infancia. Este número especial explora la socialización infantil ante los cambios ambientales. A través de estudios de caso etnográficos desde Guyana hasta el sur de Chile, nuestros colaboradores discuten los modos de aprendizaje en diferentes entornos, el impacto de mudarse a espacios nuevos, cómo los niños aprenden a navegar por ellos y las relaciones que construyen con otros seres. Nuestra introducción ofrece una visión general conceptual de nuestro enfoque sobre la socialización infantil, el medio ambiente, el cambio y la transformación.
Galibi-Marworno education is grounded in the principle that children should ‘live freely in the community’ to develop a strong and healthy body and acquire practical knowledge for everyday life. This article argues that freedom is socially and interactionally constructed, shaped differently according to the characteristics of various socio-environmental contexts. Focusing on learning situations within extended matrilocal family spaces (houses, cassava mills, swiddens), the article examines key aspects of Galibi-Marworno childhood and kinship. By contrasting these safe spaces with those of otherness – considered dangerous, such as other family houses, forests, rivers and neighbouring cities – the study highlights the concept of ‘ownership’ as a crucial mediator of children's engagement with their lived world.
L’éducation Galibi-Marworno est basée sur le principe qui veut que les enfants doivent ‘vivre librement dans la communauté’ pour développer un corps fort et sain, et acquérir les savoirs utiles à la vie quotidienne. Cet article présente l'argument que la liberté est construite d'une façon sociale et interactionnelle, et formée différemment suivant les caractéristiques de divers contextes socio-environnementales. En focalisant sur des situations d'apprentissage dans des espaces familiaux et matrilocaux (maisons, moulins de manioc, swiddens), nous examinons des aspects clés de l'enfance et de la parenté chez les Galibi-Marworno. En contrastant ces espaces sûrs avec des espaces considérés dangereux — les maisons d'autres familles, les forêts, les rivières et les villes à proximité — nous soulignons le concept de ‘la propriété’ comme un médiateur crucial de l'engagement des enfants avec leur monde vécu.
A educação Galibi-Marworno se baseia no princípio de que as crianças devem “viver livremente na comunidade” para desenvolver um corpo forte e saudável e adquirir conhecimentos práticos para a vida cotidiana. Este artigo argumenta que a liberdade
Wapishana people live a vibrant social world, full of human/non-human participants, and learning how to engage in these relationships with the environment is an integral part of growing up in the community. However, there are striking differences between the lives of youth today and those of their elders and ancestors. There are two major factors that contribute to this intergenerational shift: radical changes in weather patterns and residential schooling that separates youth from their kin. I compare the positive spiritual relationships youth form in their home community with ‘the sickness’, a spiritual crisis that strikes in the dormitories of boarding schools. By tracing how environment and gender impact relationships with non-human others, I explore the wider implications of social and spatial change on young lives and their imagined futures.
Le peuple Wapishana habitent dans un monde vivant et social, où les êtres humains et les autres espèces sont tous des participants. Le processus d'apprentissage pour tisser des liens avec ce milieu est une partie intégrale du développement humain dans la communauté. Il existe, cependant, des différences frappantes entre les expériences de la jeune génération et les expériences de leurs ainés et ancêtres. Deux facteurs majeurs contribuent à cette modification intergénérationnelle : les changements climatiques très remarqués et les internats où les jeunes ne vivent plus avec leurs parents. Nous comparons des relations positives et spirituelles que les jeunes établissent chez eux avec ‘le mal du pays’, une crise spirituelle dont les jeunes souffrent dans les dortoirs de l'internat. En traçant comment l'environnement et le genre impactent des rapports entre les jeunes personnes et les autres espèces, nous étudions les conséquences plus vastes du changement social et spatial sur les vies et les avenirs imaginés de cette jeune génération.
El mundo social de la gente Wapishana está lleno de participantes humanos y no humanos, y aprender a establecer relaciones con el medio ambiente es una parte integral del crecimiento en la comunidad. Sin embargo, existen diferencias notables entre la vida de los jóvenes de hoy y la vida de los ancianos y antepasados. Hay dos factores principales que contribuyen a este cambio intergeneracional: los cambios radicales en el medio ambiente y la introducción de escuelas residenciales que separa a los jóvenes de sus parientes. Comparo las relaciones espirituales positivas que los jóvenes forman en su comunidad de origen con la
The Pehuenche people of southern Chile have a tradition of seasonal migration between small valleys at the foothills of the Andes, known as
Le peuple Pehuenche au Chili du Sud ont une tradition de migration saisonnière. Ils passent une partie de l'année dans les petites vallées aux contreforts des Andes, que l'on appelle
El pueblo Pehuenche del sur de Chile tiene una tradición de migración estacional entre pequeños valles a los pies de los Andes, conocidos como invernadas, y los bosques que se ubican en lo alto de las montañas, llamados veranadas, en busca de pasto para sus animales, leña para el invierno y piñones para consumir y vender. En base a trabajo etnográfico de larga duración, este artículo explora el modo en el que niños y niñas, a través de experiencias sensoriales y narrativas, aprenden sobre árboles, espíritus de la naturaleza y las costumbres de sus antepasados, mientras desarrollan fuerza física y habilidades para navegar a través del bosque. Estas experiencias motivan a los niños y niñas a desarrollar respeto por las entidades no-humanas que habitan el bosque y un fuerte apego a sus territorios, que son fundamentales para ser Pehuenche.
This article discusses how Apiao children make sense of their natural and social world in an insular indigenous community, delving into the values of obedience, appreciation and independence. It explores children's strong engagement with the natural environment, the tasks required of them and the skills necessary to perform these. Learning and living in Apiao imply an intersubjective commitment to the local environment, which moulds the islanders’ identity and their idea of work. Formal schooling represents an experience of physical enclosure that contrasts starkly with the sensorial and embodied appropriation of open spaces constantly practised elsewhere. These different experiential approaches to learning-as-engaging might explain the apparent lack of ambition detected in Apiao children, together with the high number of schoolchildren assessed by state officials as having learning difficulties.
Cet article étudie comment les enfants à Apiao comprennent leur milieu naturel et social dans une communauté autochtone insulaire, en probant les valeurs d'obéissance, de reconnaissance, et d'indépendance. Nous explorons l'engagement fort envers l'environnement chez les enfants, les tâches obligatoires, et les capacités nécessaires à remplir leurs devoirs. L'apprentissage et la vie quotidienne chez les Apiao laissent supposer qu'il existe un engagement intersubjectif envers l'environnement local, et que cet engagement façonne l'identité des insulaires ainsi que leur conception de travail. La scolarisation représente une expérience de confinement physique par contraste avec l'appropriation sensorielle et corporelle des espaces naturels, vécue constamment ailleurs. Ces diverses approches quotidiennes à l'apprentissage-comme-engagement pourraient expliquer le manque d'ambition apparente chez les enfants Apiao, ainsi que le grand nombre d'enfants ayant des difficultés d'apprentissage, d'après les constats de fonctionnaires.
Este artículo analiza cómo los niños de Apiao dan sentido a su mundo natural y social en una comunidad indígena insular, profundizando en los valores de obediencia, aprecio e independencia. Explora el fuerte compromiso de los niños con el entorno natural, las tareas que se les exigen y las habilidades necesarias para realizarlas. Aprender y vivir en Apiao implica un compromiso intersubjetivo con el entorno local, que moldea la identidad de los isleños y su idea de trabajo. La escolarización formal representa una experiencia de encierro físico que contrasta marcadamente con la apropiación sensorial y corporal de espacios abiertos que se practica constantemente alrededor del hogar. Estos diferentes enfoques experienciales del aprendizaje podrían explicar la aparente falta de ambición detectada en los niños de Apiao, así como el elevado número de escolares evaluados con dificultades de aprendizaje por funcionarios estatales.
Defining themselves as a forest-dwelling people, the Xikrin (Mebengokré) of Northern Brazil have lived by the Bacajá river for over half a century. The river environment has enabled younger generations to master numerous new skills and develop new relationships to their environment through everyday activities like playing, swimming, fishing, eating, washing and bathing together. However, these activities and bonds are now at risk once again due to the Belo Monte Dam, which threatens to drain the river. Drawing on decades of ethnographic research, this article discusses transformations in Xikrin children's relations with the river and its inhabitants, human and non-human. Analysing children's everyday activities, their acquisition of different skills in their new environment informed by an openness to knowledge of others, as well as political debates concerning the threats the dam poses to children's welfare, I emphasise the central role of children in enacting and adapting Xikrin relations to their social, material and political environments.
Le peuple Xikrin (Mebengokré) au Brésil du Nord, qui se décrivent comme un peuple vivant dans la forêt, ont habité aux bords de la rivière Bacajá depuis plus de cinquante ans. Grâce à l'environnement de la rivière, les jeunes gens ont pu perfectionner de nombreuses nouvelles compétences. Ils ont développé également de nouveaux rapports à leur environnement à travers des activités quotidiennes qu'ils font ensemble comme les jeux, les baignades, la pêche, les repas, le linge et la toilette. Ces activités et liens, cependant, sont maintenant au risque de disparition à cause du barrage Belo Monte et le drainage de la rivière. En s'appuyant sur des recherches ethnographiques à long terme, cet article étudie les transformations dans des rapports établis par les enfants Xikrin avec la rivière, ses habitants humains et les autres espèces. Nous analysons les activités quotidiennes d'enfants, leur acquisition de diverses compétences dans leur nouveau milieu, caractérisée par une curiosité envers les autres, ainsi que les débats politiques concernant les risques au bien-être d'enfants à cause du barrage. Nous surlignons le rôle central des enfants en jouant et adaptant les relations Xikrin à leurs milieux sociaux, matériels et politiques.
Definindo-se como um povo Indígena da floresta, os Xikrin (Mebengokré) do Norte do Brasil passaram a viver às margens do rio Bacajá há mais de meio século. O ambiente do rio permitiu que as gerações mais jovens dominassem novas habilidades e desenvolvessem novos relacionamentos com seu ambiente por meio de atividades cotidianas como brincar, nadar, pescar, comer, lavar e tomar banho juntos. Essas atividades e vínculos estão agora em risco novamente devido à Barragem de Belo Monte, que ameaça drenar o rio. Com base em décadas de pesquisa etnográfica, este artigo discute as transformações nas relações das crianças Xikrin com o rio e seus habitantes, humanos e não-humanos. Analisando as atividades cotidianas das crianças e sua aquisição de diferentes habilidades em seu novo ambiente, que argumento são informadas por uma abertura ao conhecimento dos outros, bem como debates políticos sobre as ameaças que a barragem representa para o bem- estar das crianças, enfatizo o papel central das crianças nas relações dos Xikrin com os seus ambientes sociais, materiais e políticos.
The articles of the special issue bring together studies of children and socio-environmental change in lowland South America, charting a new and timely field of research. I trace the history of studies of children and the environment in the region and the place of these themes in different theoretical traditions. I conclude by considering some of the effects of this pioneering approach on anthropological theories developed for the region, some of which have had a significant impact on the discipline more widely.
Les articles de ce dossier rassemblent des études d'enfants et de changement socio-environnemental dans les basses-terres de l'Amérique du Sud, et présentent un champ de recherche à la fois nouveau et opportun. Nous traçons l'histoire des études d'enfants et de ‘l'environnement’ dans la région, et la position de ces thèmes dans diverses traditions théoriques. Nous concluons en considérant quelques conséquences de cette approche novatrice pour les théories d'anthropologie concernant la région, dont quelques-unes ont eu un impact important et plus global pour la discipline.
Este posfácio se concentra em como os artigos desse número especial reúnem estudos sobre crianças e mudanças socioambientais nas terras baixas da América do Sul, delineando um campo de pesquisa novo e oportuno. Traço a história dos estudos sobre crianças e o “meio ambiente” e o lugar desses temas em diferentes tradições teóricas. O posfácio conclui com considerações de alguns dos efeitos dessa abordagem pioneira em certas teorias regionais que tiveram um impacto significativo na antropologia de forma mais ampla.
One Saturday morning in late November 2024, a young man entered a residential area near the University of Oslo, carrying a letter and a package, searching for the home of the prolific Norwegian anthropologist Thomas Hylland Eriksen. Earlier, this man, Giulio, a master's student from Sicily, had visited me in my university office seeking advice. He had recently returned from Fiji, where he had studied the impact of rising sea levels forcing people to leave their homes. Giulio had conducted fieldwork for over a year, twice as long as master's students at Oslo University are usually allowed. But his supervisor, Thomas Hylland Eriksen, had supported him wholeheartedly.
Ghosh, Sahana. 2023.
Bell, Kirsten. 2022.
Morris, Julia Caroline. 2023.
Liebelt, Claudia. 2023.
Schuster, Caroline E., illustrated by E. Bernardou and D. Bueno. 2023.
Kwon, June Hee. 2023.
Bandak, Andreas and Daniel M. Knight (eds.). 2024.
Zeitlyn, David. 2022.
Vevaina, Leilah. 2023.
Weiss, Margot (ed.). 2024.
Shrestha, Tina. 2023.
McKinley, Alexander. 2024.
Thiemann, André. 2024.
Bond, David. 2022.
Kato, Etsuko. 2024.